# Société

Savoir-faire et matrimoine  : rêves et portraits de femmes d’ici, venues d’ailleurs 

A la maison des familles de Graulhet, la Compagnie Nanaqui et le centre communal d’action sociale ont proposé une exploration aux participantes du groupe de français langue étrangère. Au programme ? Prendre le temps de faire le point sur son parcours, … Lire la suite­­

A la maison des familles de Graulhet, la Compagnie Nanaqui et le centre communal d’action sociale ont proposé une exploration aux participantes du groupe de français langue étrangère. Au programme ? Prendre le temps de faire le point sur son parcours, sentir ses aspirations, s’entraider et coopérer pour contourner les difficultés de ne pas être née là. Durant le cycle de rencontres de ce projet dénommé « Place (s) aux femmes », les habitantes ont pris conscience que leurs savoir-faire pouvait servir de ressources à des compétences. Tisser des tapis, coudre matelas, petits sacs, robe en tissus fluide,  faire macérer des plantes dans de l’huile, prendre soin… Voici autant de talents, de bien culturels, artistiques, matériels légués par leurs aïeules. C’est une partie du « matrimoine »de Graulhet qui résonnera avec d’autres endroits. Quant aux habitantes, parties à la rencontre d’elles-mêmes, du groupe, de personnes inspirantes, elles se sont peu à peu vus s’empouvoirer. Cette confiance en elle acquise leur permettra-t-elle d’oser s’atteler à leurs rêves. Si des freins restent à lever, voici peut-être un premier pas : se livrer dans un portrait sonore !

Réalisation, Montage :  Claire Kachkouch Soussi
Photo :  Céline Astrié
Lutter contre les violences faites aux femmes en milieu rural
# Société

Lutter contre les violences faites aux femmes en milieu rural

En France, trois quarts des bassins de vie sont ruraux, ils représentent environ 80 % de la superficie totale du pays et sont occupés par environ un tiers de la population française totale. Or, ces territoires concentrent chaque année près de … Lire la suite­­

En France, trois quarts des bassins de vie sont ruraux, ils représentent environ 80 % de la superficie totale du pays et sont occupés par environ un tiers de la population française totale. Or, ces territoires concentrent chaque année près de la moitié des féminicides. Pour les femmes victimes, c’est la « double peine ». Car la vie en ruralité ajoute des difficultés longtemps impensées. Pour remédier à cet angle mort, Paroles de femmes 81 a mené une étude spécifique au terme de laquelle l’association a mis en place un dispositif dénommé « les relais ruraux ». Ces habitantes maillent par leur présence le territoire et grâce à une formation accessible orientent les femmes victimes. Pharmacienne, boulangère, sage-femme, salariée d’un bailleur social, toutes s’engagent dans une chaîne efficace pour lever les freins au départ. Ce reportage part à Gaillac au siège de l’association et dans les campagnes aux alentours à l’écoute des bénévoles, militantes, bénéficiaires et salariées.

Le dispositif des relais ruraux, initié par Paroles de femmes 81, est désormais labellisé par la fédération Solidarité Femmes.

En cas de besoin, le numéro d’appel d’urgence est le 39 19

Pour en savoir plus :

Sur l’association paroles de femmes : Cliquez ICI

Sur la structure Solidarité femmes : Cliquez ICI

Prise de son, Réalisation, Montage :  Claire Kachkouch Soussi
Médecine Castor, des habitants soignent leurs rivières
# Nature

Médecine Castor citoyenne, des habitants soignent leurs rivières

Rendre l’eau à la terre », ainsi s’intitule le livre de Baptiste Morizot et Suzanne Husky mêlant petits paragraphes passionnants et aquarelles oniriques. C’est aussi le nouveau paradigme qui apparaît pour celles et ceux qui s’intéressent à la gestion de l’eau … Lire la suite­­

Rendre l’eau à la terre », ainsi s’intitule le livre de Baptiste Morizot et Suzanne Husky mêlant petits paragraphes passionnants et aquarelles oniriques. C’est aussi le nouveau paradigme qui apparaît pour celles et ceux qui s’intéressent à la gestion de l’eau douce. Si après-guerre l’on a plutôt draîné en asséchant les terres, dans une visée productiviste, remembrer les cours d’eau pour gagner quelques parcelles en pensant assainir, la recherche et les citoyens attentifs observent qu’aujourd’hui, l’eau dévallent, et vient à manquer sur les territoires. Les sécheresses se multiplient et les rivières dysfonctionnent. Leur berges se creusent, leur eau ne charrient plus les nécessaires particules solides, et l’eau vient à manquer. Face à ces constats, de nombreux techniciens et passionnés étudient les solutions fondées sur la nature pour s’inspirer des mécanismes du vivant afin de participer à la restauration du vivant.

Aujourd’hui, nous partons dans le Tarn et Garonne, près de Montaigut de Quercy, où l’association Théra expérimente dans le cadre d’un projet de recherche – action, la construction d’ouvrages castor mimétiques. Des ouvrages, et non des barrages, car il ne s’agit pas d’empêcher l’eau de suivre son cours. L’idée est de la ralentir afin que la rivière retrouve son lit majeur en regagnant les zones humides autour de ses berges, des espaces éponges, qui stockent l’eau et la redistribue en cas de nécessité.

Pour en savoir plus sur la médecine castor citoyenne et l’association Thera : www.thera.earth

Et sur le mouvement d’alliance au peuple castor : https://mapca.eu/

Prise de son, Réalisation, Montage :  Claire Kachkouch Soussi
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Du festival Amlili à la maison Amazigh, rendez-vous berbères à Toulouse 
# Société

Du festival Amlili à la maison Amazigh, RDV berbères à Toulouse

En France, on dénombre 2 millions de personnes Amazigh. Amazigh, ça veut dire « hommes et femmes libres », et c’est ainsi que les personnes concernées préfèrent se voir nommer. Pour qualifier ces cultures natives d’un vaste territoire qui s’étend des îles … Lire la suite­­

En France, on dénombre 2 millions de personnes Amazigh. Amazigh, ça veut dire « hommes et femmes libres », et c’est ainsi que les personnes concernées préfèrent se voir nommer. Pour qualifier ces cultures natives d’un vaste territoire qui s’étend des îles canaries à Burkina Faso, on parle parfois aussi de berbères, de kabyle, de touaregs et on pense souvent au Maghreb.

A Toulouse, des femmes amazigh mettent en avant la diversité de leurs cultures d’origines afin de les maintenir vivantes en elles et autour d’elles. Elles multiplient les outils, puisant dans les arts sous toutes ces formes. Grâce à leurs initiatives, Amazigh et non-Amazigh se retrouvent pour découvrir une culture minorisée, la maintenir vivante, honorer traditions, fêtes et réflexions sur le sens de tout cela. Les éditions du festival Amlili sont les deux points d’orgue de cet élan, en octobre 2023 puis à l’automne 2025. A travers cette itinérance, des lieux toulousains d’envergure ont accueilli ces évènements, le Métronum, la Cartoucherie, les Abattoirs, l’espace diversité laïcité, le centre culturel des Mazades, la Maison Amazigh… Cette maison, véritable petit tiers lieu, est ouverte à l’année. Véritable refuge, source de partage et d’inspiration créative, elle se dédie à rendre vivante les cultures amazigh ! Écoutez et venez !

@younesfarhi_photo

Prise de son, Réalisation, Montage :  Claire Kachkouch Soussi
groupe d'élèves
# Société | #Studio Radio

« Elles bougent », susciter des vocations

Un matin d’hiver, des femmes engagées au sein du réseau « Elles bougent » sont venues au lycée de Lavaur pour animer une série d’ateliers à l’attention des adolescentes. Ces bénévoles sont des femmes œuvrant au sein de postes à responsabilités dans … Lire la suite­­

Un matin d’hiver, des femmes engagées au sein du réseau « Elles bougent » sont venues au lycée de Lavaur pour animer une série d’ateliers à l’attention des adolescentes. Ces bénévoles sont des femmes œuvrant au sein de postes à responsabilités dans une diversité d’entreprises. Elles partagent leur parcours, leur métier, leur fougue, leur organisation pour braver les difficultés.

En venant auprès des jeunes filles, elles suscitent des rêves, des ambitions, elles éveillent leur optimisme et leur montrent qu’accéder à un poste à responsabilité ou travailler dans un secteur majoritairement masculin, c’est possible.

Fondée en 2006, l’association « Elles bougent » agit pour la mixité dans les secteurs scientifiques, technologiques et industriels en incitant les filles à s’orienter vers les métiers d’ingénieure et de technicienne.

Au lycée Las Cases de Lavaur, à la fin de cette matinée d’échange, une équipe de secondes 6 a tendu le micro aux professionnelles de la délégation Occitanie pour approfondir la discussion. Voici le fruit de leur rencontre !

Prise de son, Montage, Mixage :  Claire Kachkouch Soussi
Des étudiants à l'école pour de la sensibilisation autour de l'eau
# Nature

Histoire(s) d’une rivière #1 – Ateliers hydros, des étudiants à l’école de Puycelsi

Quelles relations entretenons-nous avec les rivières qui nous entourent ? Les connaissons-nous ? Comment fonctionnent-elles ? Doit-on s’impliquer ? Voici autant de questions soulevées par un projet « Arts et Sciences » mené dans le Tarn, une initiative réunissant des artistes, des chercheur.euses de l’Institut Universitaire … Lire la suite­­

Quelles relations entretenons-nous avec les rivières qui nous entourent ? Les connaissons-nous ? Comment fonctionnent-elles ? Doit-on s’impliquer ?

Voici autant de questions soulevées par un projet « Arts et Sciences » mené dans le Tarn, une initiative réunissant des artistes, des chercheur.euses de l’Institut Universitaire Champollion d’Albi, des étudiant.es du Master « Gestion et protection de l’Environnement », le syndicat de bassin de Cérou-Vère et les habitants, petits et grands.

L’initiative vise à collecter des « Histoire (s) de rivière », comme l’indique son nom et à partager des éléments de connaissance sur la vie des cours d’eau, en mêlant les aspects scientifiques et artistiques. Peut-être se révèleront ou grandiront des sentiments d’attachement à la rivière et l’envie d’en prendre soin !

L’une des étapes de cette immersion sur le territoire se déroule dans la vallée de la Vère, à l’école de Puycelsi, où les étudiant.es viennent animer des ateliers « hydro » qu’ils ont concocté au fil de leur parcours universitaire. Éducation populaire, vulgarisation et expertise technique sont au rendez-vous de ce temps de partage insolite !

Réalisation : Claire Kachkouch Soussi

Crédit photo : Frédérique Blot